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Mundler, Patrick

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Productions sans quota et commercialisation en circuits courts. Statut et enjeux

Au Canada, les secteurs de la volaille (poulets et dindons), des œufs (consommation et d’incubation) et du lait sont soumis à un système de gestion de l’offre. Ce système permet de contrôler les volumes de production afin qu’ils répondent à la demande canadienne, de fixer les prix selon les coûts de production pour assurer une rémunération juste aux producteurs et d’imposer des tarifs douaniers à l’importation pour empêcher que l’entrée de produits étrangers ne vienne accroître l’offre de ces produits.

Si ce système a été très efficace depuis les quarante dernières années pour stabiliser les volumes de production et améliorer les revenus des producteurs, il fait l’objet de diverses critiques par rapport à sa capacité à offrir des produits différenciés. Il rend par ailleurs difficile l’établissement d’agriculteurs sur de petits ateliers destinés à des circuits courts ou la diversification au sein de fermes existantes ayant une clientèle de proximité. C’est ainsi que plusieurs acteurs demandent, au Québec comme dans le reste du Canada, d’avoir la possibilité d’augmenter le volume de production autorisée sans quota afin de permettre à une telle production de se développer et de combler la demande sur le marché.

C’est dans ce contexte que le rapport intitulé Productions sans quota et commercialisation en circuits courts. Statut et enjeux vise à apporter des éléments de connaissances et d’analyse aux diverses parties prenantes concernant :

- un rappel concernant le fonctionnement de la gestion de l’offre et de la mise en marché collective

- une analyse des enjeux de la production sans quota pour l’approvisionnement des circuits courts alimentaires

- la situation et les évolutions dans les autres provinces et une comparaison approfondie entre l’Alberta, la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Québec,

- l’état actuel de la production sans quota au Québec et les préoccupations des diverses parties prenantes,

- la rentabilité de petites productions à l’échelle des exploitations agricoles,

- les conséquences sectorielles d’une éventuelle augmentation des volumes de production autorisés sans quota pour la volaille, les œufs de consommation et le lait,

- les risques potentiels en matière de sécurité sanitaire de produits et de biosécurité. 


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Mundler, Patrick

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Les PDZA (plans de développement de la zone agricole) ont été mis en place au Québec à partir de 2008. À ce jour, 32 MRC ont complété leur PDZA et une vingtaine sont en cours d’élaboration.

Les PDZA ont pour objectifs la préservation et la valorisation des terres agricoles, afin de soutenir le « plein potentiel de l’agriculture ». Le MAPAQ rappelle dans ses documents d’information concernant les PDZA que l’agriculture joue un rôle multifonctionnel sur les territoires en participant à l’économie locale et en contribuant à la qualité de vie des communautés. Il insiste aussi sur le fait que son élaboration passe « par un exercice participatif de planification (…), personnalisé et concerté, qui procure de nombreux bénéfices à une MRC et à leurs municipalités constituantes. (…), enrichit les connaissances sur le territoire et sur les activités agricoles (et) facilite le dialogue entre les acteurs du milieu ».

Proposer un processus participatif dans un exercice de planification touchant à l’agriculture constitue au Québec une innovation importante dans la mesure où l’agriculture a jusqu’ici été pensée comme un secteur économique plus que pour ses interrelations avec les territoires dans lesquels elle se déploie. Dans ce contexte, notre projet a cherché à répondre aux questions suivantes : dans quelle mesure les processus participatifs mis en œuvre dans les PDZA ont-ils permis l’émergence d’une nouvelle compréhension de l’agriculture par les parties prenantes ? Quels effets ont-ils eu sur la gouvernance du territoire agricole ?

Le projet dirigé par Julie Ruiz (Université du Québec à Trois-Rivières) et Patrick Mundler associe plusieurs étudiants. Il a reçu un financement du Centre de Recherche sur le Développement Territorial (CRDT). Les résultats ont été présentés au congrès de l'ACFAS de mai 2018. Il a donné lieu à la publication d'un chapitre de livre dans l'ouvrage dirigé par Marc-Urbain Proulx et Marie-Claude Prémont : La politique territoriale au Québec. 50 ans d’audace, d’hésitations et d’impuissance, Presses de l’université du Québec, pp. 247-271.


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Mundler, Patrick

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Les approches descendantes (dans lesquelles les agriculteurs sont censés appliquer des solutions techniques produites en dehors d’eux) ont marqué les pratiques de réhabilitation des agroécosystèmes mais elles sont controversées : faibles retombées environnementales, défi de faire participer une masse critique d’exploitations et de pérenniser les changements une fois le projet ou la subvention terminée. Dans ce contexte, il importe de développer une autre manière de penser et de faire de l’agriculture.

À l’opposé, les approches collaboratives sont souvent présentées comme une réponse aux enjeux précédents, mais elles peinent souvent à faire participer directement les agriculteurs.

C’est ainsi pour tenter de développer d’autres types d’approches susceptibles tant d’accroître l’implication des agriculteurs, de mobiliser efficacement leurs savoirs, mais aussi de créer un système d’innovation agricole plus collaboratif, que le dispositif L’AcadieLab a été sur pied. Inspiré de la méthodologie des laboratoires vivants, L’AcadieLab est un processus de co-création pour la réhabilitation des agroécosystèmes du bassin versant de la rivière l’Acadie. Il vise à co-construire des pratiques agroenvironnementales adaptées à la diversité des systèmes de production et des agriculteurs, à mobiliser une communauté d’agriculteurs, de chercheurs, de professionnels et les pouvoirs publics dans une action collective cohérente qui réponde aux enjeux environnementaux locaux.

Le présent programme de recherche est dirigé par Julie Ruiz, professeur à l’université du Québec à Trois-Rivières. Il associe plusieurs chercheurs et étudiants issus de cinq universités québécoises et  a été élaboré pour accompagner et alimenter cette démarche innovante. Il comprend plusieurs volets qui visent à analyser comment l’AcadieLab fait évoluer les représentations et les pratiques des agriculteurs et des agronomes.

Ce projet bénéficie d'un financement du CRSH dans le cadre des projets "développement de partenariat".


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Mundler, Patrick

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Depuis quelques années, les circuits alimentaires de proximité font l’objet d’une attention particulière. Une proportion croissante d’agriculteurs, devant les crises que connaissent ponctuellement les principales filières agricoles, recherchent une meilleure valeur ajoutée en faisant évoluer les modes de commercialisation de leurs produits. La mise en œuvre de circuits alimentaires de proximité par les agriculteurs suppose toutefois, pour ces derniers, d'internaliser les métiers liés à la production de la matière première, à sa transformation et à sa distribution. Dans ces conditions, il peut être difficile (en termes d'organisation du travail) et coûteux (en termes d'investissement) d'obtenir simultanément un bon niveau de productivité dans les différents métiers.

C'est dans ce contexte qu'émergent diverses initiatives visant à mutualiser certaines ressources au sein de collectifs d'agriculteurs. L’action collective présente alors un effet de levier sur le plan de l’exploitation facilitant l’accès à des opportunités dont elle n’aurait pu bénéficier à titre individuel.

Cette recherche conduite sur trois ans a cherché à étudier les conditions de viabilité des circuits alimentaires de proximité autour deux objets. Le premier volet intitulé "L’organisation du travail dans les exploitations en circuits alimentaires de proximité" a eu pour objectif d'améliorer nos connaissances théoriques au sujet de la productivité du travail des exploitations agricoles commercialisant en circuits de proximité. Le second volet intitulé "L’action collective en circuits alimentaires de proximité" a cherché à analyser les conditions de réussite et les facteurs d'échec d’initiatives collectives liées à la mise en marché en circuits de proximité.


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Mundler, Patrick

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Au cours des dernières décennies, l’orpaillage artisanal a pris une place grandissante dans plusieurs pays de l’Ouest africain. Ce développement de l’orpaillage artisanal, principalement informel, suscite diverses inquiétudes quant à sa soutenabilité sociale et environnementale, même si divers travaux récents montrent qu’il est un facteur important de résilience pour de nombreux ménages ruraux.

Dans ces pays très agricoles, il est important de comprendre les liens entre l'agriculture et l'orpaillage artisanal. Est-ce que l'orpaillage détourne les agriculteurs de leurs activités agricoles ? Est-ce qu'au contraire il y a complémentarité des deux activités dans les systèmes d'activité des ménages ruraux ?  

Ce sujet a d'abord été défriché par Oumar Sangaré dans son mémoire de maîtrise : Rôle de l’orpaillage dans le système d’activités des ménages en milieu agricole : cas de la commune rurale de Gbomblora dans la région sud-ouest du Burkina Faso

Il est aujourd'hui repris et enrichi par Lala Safiatou Ouedraogo dans sa thèse de doctorat

Ces travaux ont fait l'objet d'une première publication dans la revue Gouvernance. Un second article est paru dans la revue Sustainability