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Ubertino, Simone

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En collaboration avec l'Association des marchés publics du Québec (AMPQ), cette synthèse présente un bilan de la littérature scientifique sur les marchés fermiers. 


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L’agriculture est à la fois une branche de l’économie, un secteur professionnel et un ensemble de pratiques ayant pour objet principal la production de produits végétaux et animaux. Au Canada, comme dans le reste de l’Amérique du Nord et en Europe, les recensements agricoles retiennent des définitions de l’exploitation agricole larges et inclusives, dans le sens où toute entité produisant des produits agricoles dans l'intention de les vendre est recensée comme exploitation agricole (Statistique Canada, 2016).

Mais tous les détenteurs d’une exploitation agricole au sens statistique du terme sont-ils pour autant des agriculteurs ? Cette question est importante dans le sens où ce statut professionnel donne accès à divers droits, notamment celui de bénéficier des politiques agricoles.

Cette question fait débat, tant dans le monde scientifique qui s’interroge sur les critères utilisés dans les recensements, que dans les organisations agricoles qui ont à défendre les intérêts d’une profession et parfois gérer des programmes d’appui aux agriculteurs. Ainsi, pour divers observateurs, les recensements comptabiliseraient de nombreuses exploitations agricoles qui ne sont pas détenues par de « vrais agriculteurs ».

Au Québec, on constate une polarisation de la taille des exploitations agricoles avec un maintien relatif du nombre de petites fermes et l’accroissement du nombre de grandes fermes. Cette polarisation témoigne d’un renouvellement de la population agricole avec l’arrivée dans ce secteur de personnes inscrivant leur projet d’établissement en agriculture dans un projet de vie plus large ou d’investisseurs avec un projet économique. Mais aucune recherche ne s’est encore penchée sur la façon dont les principaux intéressés positionnent eux-mêmes leur projet dans le développement de l’agriculture. Aucune recherche ne s’est non plus intéressée à la relation entre le droit (qui définit ce qu’est un producteur agricole) et les identités professionnelles des agriculteurs québécois dans leur variété.

Mobilisant des concepts issus de la sociologie du travail et du droit, notre projet vise à : 

-     qualifier les identités professionnelles qui caractérisent les agriculteurs québécois,

-     évaluer la façon dont les agriculteurs québécois inscrivent leur projet dans le développement de leur secteur professionnel et de leur territoire,

-     vérifier l’adéquation entre les définitions juridiques du statut professionnel et les référents sociaux et professionnels des agriculteurs.

Notre projet repose sur l’hypothèse que la réalité de l’agriculture québécoise est plus complexe et diverse que la représentation qui en est faite autour d’un noyau central et légitime représenté par l’agriculture familiale professionnelle, encadré à ses deux extrémités par une agriculture de loisir non rentable et non professionnelle d’un côté et une agriculture capitaliste, financiarisée et non familiale de l’autre. 

Pour remplir nos objectifs, notre projet se décline en deux volets complémentaires : une enquête qualitative auprès d’agriculteurs dans divers contextes visera à cerner leur identité professionnelle dans toutes ses dimensions et une étude juridique examinera comment la diversité interne de l’agriculture québécoise est prise en compte par l’encadrement juridique et normatif définissant le producteur agricole et par les lois et règlements définissant les critères d’accès aux politiques agricoles.


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Dans les pays ayant connu un processus rapide de modernisation de l'agriculture, la durabilité du système alimentaire est aujourd'hui questionnée compte tenu de ses externalités négatives sur l'emploi, l'occupation du territoire et l'environnement. C'est dans ce contexte qu'ont émergé diverses initiatives visant à renouer les liens entre agriculteurs, consommateurs et territoires. Les circuits courts alimentaires (CCA), soit des circuits faisant intervenir au maximum un intermédiaire entre le producteur et le consommateur, s'inscrivent dans ce mouvement. Divers bénéfices sociaux, économiques et environnementaux leurs sont souvent prêtés. Un examen approfondi de la littérature montre toutefois la difficulté de disposer de données permettant de mieux qualifier et quantifier les retombées des CCA à de larges échelles en les resituant dans leur contexte sociopolitique, et ce, principalement en raison de la prégnance des monographies dans les travaux existants à ce jour.

En mobilisant les apports théoriques de la géographie des systèmes alimentaires alternatifs, de la sociologie du bien-être, et de l'institutionnalisme historique, le présent programme vise précisément à apporter un éclairage nouveau en élargissant la perspective à l’ensemble du Canada et en procédant à une analyse comparative des différentes provinces. Plus spécifiquement, il poursuit simultanément trois objectifs :

- Qualifier et quantifier les impacts économiques et sociaux des CCA pour les agriculteurs autour de trois dimensions : la satisfaction au travail, la reconnaissance sociale et la reconnaissance financière.

- Qualifier et quantifier les impacts des CCA sur le développement territorial autour de quatre dimensions : l'emploi, les dynamiques d'installation en agriculture, le rôle joué par les femmes et le poids économique des exploitations commercialisant en CCA.

- Comparer ces retombées dans les provinces du Canada, différentes tant par leur histoire, que par leurs relations au territoire et à l'agriculture, afin de mieux cerner les facteurs contextuels permettant de comprendre les retombées des CCA pour les territoires et les agriculteurs.

Pour ce faire, il déploiera une enquête auprès des agriculteurs commercialisant en CCA au Canada. Des analyses statistiques multivariées mettront alors en lien les réponses des agriculteurs avec différentes caractéristiques (la province d'exercice, l'âge, le genre, le niveau de formation, la part de la commercialisation en CCA, le type de production, les revenus bruts, la valeur ajoutée créée, etc.). Parallèlement, une étude bibliographique et des enquêtes auprès d'experts permettront de caractériser les paradigmes productifs en vigueur pour l'agriculture dans chacune des provinces.

Ces analyses permettront pour la première fois de mesurer la réalité des bénéfices économiques et sociaux des CCA à l’échelle du Canada. Par son étendue géographique, cette recherche produira des connaissances inédites concernant la contribution des CCA au bien-être économique et social des agriculteurs, ainsi qu'au développement territorial. Ces connaissances  permettront de mieux saisir les enjeux de la construction des systèmes alimentaires durables et de nourrir les réflexions des organisations associatives et privées qui appuient le développement des CCA et fédèrent diverses initiatives. Compte tenu de sa portée à la fois théorique et  méthodologique, le programme viendra par ailleurs alimenter les politiques d'accompagnement des circuits courts en permettant aux décideurs publics de mieux saisir leurs impacts sociaux et territoriaux.

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Dans la foulée du rapport de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ, 2008) et du rapport Saint-Pierre (2009), le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a mis sur pied un « Programme pilote d’appui à la multifonctionnalité de l’agriculture » destiné aux territoires ruraux présentant des handicaps agronomiques et climatiques.

Dans ce contexte, le MAPAQ nous a donné pour mandat de cerner « les enjeux de la multifonctionnalité de l’agriculture dans les contextes d’agriculture dynamique et périurbaine » en analysant les principales problématiques liées au développement de l’agriculture dans les territoires ciblés par l’étude et en étudiant l’applicabilité du concept de multifonctionnalité dans ces zones.

Les résultats de nos travaux nous ont amenés à formuler quelques recommandations quant à la prise en compte de la multifonctionnalité de l'agriculture dans une future politique agricole québécoise. 


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Le projet "Vers une alimentation territorialisée et durable : une recherche participative pour comprendre le système alimentaire de Québec (REPSAQ)" a pour objectif de caractériser le système alimentaire de Québec et de ses régions proches : Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches, considérées comme le bassin alimentaire de proximité de la Communauté métropolitaine de Québec.   

Ce programme de recherche est dirigé par Manon Boulianne, professeur d'anthropologie à l'université Laval-Rivières. Il associe plusieurs professeurs et étudiants de diverses facultés, ainsi qu'une vingtaine de partenaires de la région de Québec. 

Ce projet bénéficie d'un financement du CRSH dans le cadre des projets "développement de partenariat".

Le projet a son propre site internet sur lequel sont présentés les chercheurs et étudiants engagés, les partenaires, les avancées de la recherche et diverses données utiles : projet REPSAQ


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Productions sans quota et commercialisation en circuits courts. Statut et enjeux

Au Canada, les secteurs de la volaille (poulets et dindons), des œufs (consommation et d’incubation) et du lait sont soumis à un système de gestion de l’offre. Ce système permet de contrôler les volumes de production afin qu’ils répondent à la demande canadienne, de fixer les prix selon les coûts de production pour assurer une rémunération juste aux producteurs et d’imposer des tarifs douaniers à l’importation pour empêcher que l’entrée de produits étrangers ne vienne accroître l’offre de ces produits.

Si ce système a été très efficace depuis les quarante dernières années pour stabiliser les volumes de production et améliorer les revenus des producteurs, il fait l’objet de diverses critiques par rapport à sa capacité à offrir des produits différenciés. Il rend par ailleurs difficile l’établissement d’agriculteurs sur de petits ateliers destinés à des circuits courts ou la diversification au sein de fermes existantes ayant une clientèle de proximité. C’est ainsi que plusieurs acteurs demandent, au Québec comme dans le reste du Canada, d’avoir la possibilité d’augmenter le volume de production autorisée sans quota afin de permettre à une telle production de se développer et de combler la demande sur le marché.

C’est dans ce contexte que le rapport intitulé Productions sans quota et commercialisation en circuits courts. Statut et enjeux vise à apporter des éléments de connaissances et d’analyse aux diverses parties prenantes concernant :

- un rappel concernant le fonctionnement de la gestion de l’offre et de la mise en marché collective

- une analyse des enjeux de la production sans quota pour l’approvisionnement des circuits courts alimentaires

- la situation et les évolutions dans les autres provinces et une comparaison approfondie entre l’Alberta, la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Québec,

- l’état actuel de la production sans quota au Québec et les préoccupations des diverses parties prenantes,

- la rentabilité de petites productions à l’échelle des exploitations agricoles,

- les conséquences sectorielles d’une éventuelle augmentation des volumes de production autorisés sans quota pour la volaille, les œufs de consommation et le lait,

- les risques potentiels en matière de sécurité sanitaire de produits et de biosécurité. 


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Les PDZA (plans de développement de la zone agricole) ont été mis en place au Québec à partir de 2008. À ce jour, 32 MRC ont complété leur PDZA et une vingtaine sont en cours d’élaboration.

Les PDZA ont pour objectifs la préservation et la valorisation des terres agricoles, afin de soutenir le « plein potentiel de l’agriculture ». Le MAPAQ rappelle dans ses documents d’information concernant les PDZA que l’agriculture joue un rôle multifonctionnel sur les territoires en participant à l’économie locale et en contribuant à la qualité de vie des communautés. Il insiste aussi sur le fait que son élaboration passe « par un exercice participatif de planification (…), personnalisé et concerté, qui procure de nombreux bénéfices à une MRC et à leurs municipalités constituantes. (…), enrichit les connaissances sur le territoire et sur les activités agricoles (et) facilite le dialogue entre les acteurs du milieu ».

Proposer un processus participatif dans un exercice de planification touchant à l’agriculture constitue au Québec une innovation importante dans la mesure où l’agriculture a jusqu’ici été pensée comme un secteur économique plus que pour ses interrelations avec les territoires dans lesquels elle se déploie. Dans ce contexte, notre projet cherche à répondre aux questions suivantes : dans quelle mesure les processus participatifs mis en œuvre dans les PDZA ont-ils permis l’émergence d’une nouvelle compréhension de l’agriculture par les parties prenantes ? Quels effets ont-ils eu sur la gouvernance du territoire agricole ?

Le projet dirigé par Julie Ruiz (Université du Québec à Trois-Rivières) et Patrick Mundler associe plusieurs étudiants. Il a reçu un financement du Centre de Recherche sur le Développement Territorial (CRDT).