Traoré, Ousmane Z.


Étudiant au doctorat en agroéconomie

Boursier du projet FASAM (Formation agricole pour la sécurité alimentaire au Mali).

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Durant les trente dernières années, les mesures non tarifaires (MNT) se sont considérablement multipliées dans les pays de l’OCDE. Parmi les MNT, ce sont les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) et les obstacles techniques au commerce (OTC) qui se multiplient rapidement et concernent de plus en plus plusieurs aspects (qualité, sécurité, environnement et éthique) liés à la production et aux échanges internationaux de biens. Ces mesures SPS et OTC sont établies par les pouvoirs publiques ou les acteurs du secteur privé et elles sont omniprésentes dans les chaines de valeur de produits agricoles et agroalimentaires, concernant plus spécifiquement les céréales, les oléagineux, les animaux et les plantes. Pour ces produits, le nombre de notifications de mesures SPS et celui des OTC soumis à l’organisation mondiale du commerce (OMC) sont passés chacun, de quelques centaines dans les années 1990 à plus de 17 000 en 2014.

La majorité des plaintes citant ces mesures SPS ou OTC, les dénoncent en tant qu’obstacles au commerce international ou mesures protectionnistes déguisées. Il est démontré que plusieurs pays membres de l’OCDE utilisent des normes plus sévères que celles recommandées dans le code alimentaire mondial, Codex. Tandis que dans de nombreux pays en développement plus spécifiquement ceux de l’Afrique, les normes sont moins contraignantes ou même absentes ou s’alignent souvent à celles du Codex. Par conséquent, les normes de qualité et de sécurité plus contraignantes en vigueur dans les pays de l’OCDE peuvent représenter des obstacles pour la production, les exportations et le développement des pays africains surtout dans un contexte sans coordination verticale.

Dans le cadre de cette thèse, il s’agit d’examiner les effets des normes publiques et privées de qualité et de sécurité sanitaire des aliments sur le commerce et le bien-être des pays africains dans un contexte avec ou sans coordination verticale. Il s’agit spécifiquement (i) de déterminer jusqu’à quelle mesure les limites maximales de pesticides et de médicaments vétérinaires en vigueur dans les pays de l’OCDE affectent les exportations des produits agricoles des pays africains ; (ii) de déterminer les effets des normes du GlobalGAP sur les exportations des produits agricoles des pays africains ; (iii) de caractériser les secteurs agricoles africains qui sont les plus affectés par les normes publiques et les normes privées en vigueur dans les pays de l’OCDE ; (iv) de déterminer les implications des normes publiques et des normes privées sur le bien-être des pays africains.



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