Bocoum, Ibrahima Ph.D.


Professeur adjoint

Université Laval

Ibrahima Bocoum est professeur en développement international au département d’économie agroalimentaire et des sciences de la consommation de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation. Il a obtenu son doctorat en sciences économiques à l'Université Montpellier I (France). Il est membre régulier du Centre de Recherche en économie de l'Environnement, de l'Agroalimentaire, des Transports et de l'Énergie (CREATE) et du groupe de recherche Agriculture, Territoires et Développement.

Intérêts de recherche

Je m'intéresse à la manière dont différentes interventions permettent d’accroître les performances agricoles et comment les transformations dans ce secteur affectent le bien-être des agriculteurs et des populations en général (réduction de la pauvreté monétaire, amélioration des indicateurs alimentaires et nutritionnels, etc.). Je travaille également sur les inégalités sociales, en particulier les conséquences des inégalités de revenus sur la santé des populations et l'analyse des phénomènes psychologiques, sociaux et économiques sous-jacents. De manière transversale, mes recherches mobilisent des méthodes statistiques et économétriques, et je m’intéresse de plus en plus à des méthodes d’évaluation telles que l’analyse sociale de cycle de vie et les techniques expérimentales et quasi-expérimentales d’évaluation d’impacts.

Pavillon Paul-Comtois

Département d'économie agroalimentaire et sciences de la consommation
Pavillon Paul-Comtois
2425, rue de l'Agriculture
Local 4424-F
Québec (Québec) G1V 0A6
Canada
418-656-2131 poste : 6303
Fax : 418-656-7821
ibrahima.bocoum@fsaa.ulaval.ca

Titulaire d’un doctorat en sciences économiques de l’Université Montpellier I, obtenu en 2011, Ibrahima Bocoum possède également des diplômes de deuxième cycle en économie et gestion du développement agricole et agroalimentaire, et en ingénierie économique et financière des projets de la même université.


Direction
N'Guetta, Alicia - Maîtrise - Études en cours
Sujet :

L’intégration des femmes dans le secteur agricole représente un véritable enjeu dans les pays en développement. En effet, celles-ci opèrent majoritairement dans ce secteur de manière informelle et avec une insuffisance de ressources matérielles et immatérielles. On estime qu’une meilleure insertion des femmes dans le domaine agricole est un moyen de lutte majeur contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Ainsi, l’empowerment des femmes en agriculture s’est imposé comme un concept transversal dans les programmes de développement. Mais qu’est-ce que l’empowerment ? Il s’agit d’un concept polysémique englobant diverses dimensions et divers indicateurs d’où l'importance de le contextualiser. La présente recherche porte sur l’empowerment des femmes de la filière d’huile essentielle d’ylang-ylang en Union des Comores. L’Union des Comores est le 1er pays producteur d’huile essentielle d’ylang-ylang. Cette huile sert principalement à l’industrie de la parfumerie de luxe et des cosmétiques. Dans cette filière les femmes sont généralement cantonnées au rôle de cueilleuses et ne prennent pas part à toutes les étapes de la chaine des valeurs. Cela est d’autant plus problématique que la filière souffre de multiples difficultés telles que le faible renouvellement de la main d’œuvre. L’objectif de la recherche est de cerner comment l’on peut favoriser l’empowerment des femmes dans cette filière clé de l'économie comorienne.

Gafarasi, Jean-Baptiste - Maîtrise - Études en cours
Sujet :

Le Rwanda est un pays qui dépend beaucoup de l’agriculture. Celle-ci a contribué à hauteur de 35% de son PIB en 2015. En 2007, le gouvernement rwandais s’est engagé dans un programme d’intensification agricole pour éradiquer le problème de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. En dépit des importants investissements, les problèmes alimentaires et nutritionnels demeurent importants. En 2015, le taux national de malnutrition chronique des enfants de moins de 5 ans s’élevait à 37%. Les régions agricoles du pays sont parmi les plus affectées. Dans le district de Musanze par exemple, région du Nord du pays connue pour la grande fertilité de ses terres ainsi que pour la richesse et la diversité de ses cultures, le taux de malnutrition chronique atteint 46% des enfants de moins de cinq ans. Ce projet de recherche vise à étudier les facteurs socio-économiques et environnementaux qui sont à l’origine du décalage important entre les potentialités et les ressources agricoles importantes de cette région et les taux élevés de malnutrition chronique.  

Godonou, Gratias Gloria Denise - Maîtrise - Études en cours
Sujet :

Quand on se demande pourquoi les gens s’alimentent mal, on entend souvent parler de problèmes de disponibilité d’aliments sains et d’incapacité financière à se les procurer. Même si ces dernières raisons expliquent principalement la situation dans bon nombre de pays, elles ne demeurent pas suffisantes pour comprendre la situation des pays développés tel que le Canada. La plupart du temps, les aliments sains sont disponibles, des politiques ou stratégies et actions sont mises en place pour atténuer l’incapacité financière des ménages en difficulté à se nourrir sainement (banques alimentaires, programme d’aide sociale), améliorer la disponibilité des aliments sains (Stratégie de Santé Canada en matière de saine alimentation (SMSA), lancée en octobre 2016) et orienter davantage les consommateurs vers une saine alimentation (Révision du Guide alimentaire entre 2016 et 2018).

Toutefois, jusqu’à date plus de la moitié de la population canadienne souffre d’une maladie induite par une mauvaise alimentation alors que moins du 1/6 des ménages ont des contraintes financières qui les empêchent de manger sainement. La littérature souligne qu’en dehors des contraintes financières, il y a également des facteurs comportementaux et psychosociaux qui interagissent et expliqueraient la mauvaise alimentation. Mais sur ce sujet, la documentation n’est pas suffisante.

Le projet de recherche vise à comprendre les facteurs comportementaux et psychosociaux qui interagissent avec les facteurs économiques pour expliquer la mauvaise alimentation des Canadiens.




Enseignement :

Depuis 2015

Professeur adjoint à l’Université Laval. Responsable des cours:

  • AGC-2003 : Statistiques appliquées en agroalimentaire (Bac)
  • AGC-7019 : Analyse comparée des questions et des politiques de sécurité alimentaire (Maîtrise et DESS)

En 2011 et 2012

Chargé d’enseignement à l'Université Montpellier III (France)

Responsable de travaux dirigés en microéconomie et macroéconomie (1er cycle)

Vacataire à l'Université d’Auvergne (France), Centre d’Etude et de Recherche sur le Développement International (CERDI)

Animation d’un séminaire sur la sécurité alimentaire (2e cycle)

De 2006 à 2010

Chargé d’enseignement à l’Université Montpellier I (France)

Responsable de travaux dirigés en macroéconomie (1er cycle)